L’utilisation d’une arme à feu expose l’appareil auditif à des bruits de forte intensité, essentiellement dangereux par leur caractère « impulsionnel » et répétitif. Le manque de protection peut entraîner des acouphènes ou bourdonnements d’oreilles ainsi que des pertes auditives temporaires ou définitives. D’où l’intérêt de porter un casque de tir anti bruit pour la chasse.

Le bruit est un mélange de son

Chaque son a deux caractéristiques essentielles, l’intensité et la hauteur. 

L’intensité : est la qualité qui distingue un son faible d’un son fort. Elle se caractérise par le niveau sonore et se mesure en décibels (dB). 

La hauteur : est la qualité qui distingue un son grave d’un son aigu. Elle se caractérise par la fréquence et se mesure en hertz (Hz).

Le domaine des sons audibles s’étend de 20 à 20000 Hz (des fréquences graves aux fréquences aiguës). Ils sont généralement étudiés entre seuil d’audibilité et seuil de douleur.  L’acoustique physiologique prend également en compte le paramètre temps pour l’évaluation des effets du bruit sur l’homme. Ainsi, la nature du bruit peut être stable, fluctuante, intermittente ou impulsive. 

Les conditions d’une protection efficace

Le temps de port de la protection (seul gage de l’efficacité réelle d’une protection antibruit).

Le tableau ci-dessous reproduit l’efficacité réelle de la protection antibruit en fonction du temps de port effectif des protecteurs.

Par exemple : Avec une protection antibruit réalisant 30 dB d’atténuation, portée 87% du temps d’exposition (au bruit) l’atténuation réelle sera de 9 dB seulement.

  • Le confort du protecteur de l’audition.
  • Une mise en place correcte.
  • Une atténuation adaptée à l’utilisation et aux niveaux de nuisance sonore : éviter la surprotection qui augmente les effets de résonance et les difficultés de communication.

Un bruit ou un son est d’autant plus dangereux qu’il est :

  • D’un niveau supérieur à 85 dB(A).
  • De nature aigu.
  • Émis sur une longue durée.
  • Impulsif, inattendu.

Le bruit peut être dangereux sans qu’il soit perçu comme tel

Une population plutôt jeune supporte 100 à 115 dB(A) en discothèque ou en concert. La législation du travail impose le port des protections antibruit dès 90 dB(A) ! Un volume sonore de 100 dB(A) est environ 10 fois plus élevé qu’un son de 90 dB(A) !

La perte d’audition par exposition prolongée à des niveaux excessifs est irréversible. L’affection est imperceptible à ses débuts.

Faire répéter régulièrement ses interlocuteurs, mettre la télévision ou la radio trop fort (au dire de son entourage), être « dur d’oreille »… sont quelques signes précurseurs d’une perte d’audition significative et probablement d’une surdité naissante.

Plus on perd de l’audition, moins on entend le bruit, moins on ressent la nécessité de se protéger.

Les effets néfastes du bruit peuvent avoir des conséquences entravant aussi bien la vie professionnelle que la vie privée.

L’efficacité d’une protection antibruit dépend essentiellement du temps de port.

Afin d’entendre au mieux malgré le port de protection antibruit il faut :

  • Mettre en place le protecteur avant de pénétrer dans une zone bruyante.
  • Ne pas ôter son protecteur en zone bruyante.

Le port de la protection antibruit est un facteur essentiel de diminution de l’état de fatigue, de stress et de nervosité à l’issue de la journée de travail (de tir) ou de la période d’exposition.


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