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Passer le permis de chasser, le vrai déroulé

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Par la rédaction de Boutique ChasseNotre méthode et nos sources

Le permis de chasser se joue en trois temps, et c'est l'épreuve pratique de sécurité qui élimine, pas le questionnaire. Une fois obtenu, il est acquis à vie, mais il ne sert à rien tant qu'il n'est pas validé pour la saison.

Passer le permis de chasser : le vrai déroulé
Vidéo : Examen du permis de chasser, parcours pratique (chaîne Fédération des Chasseurs du Puy-de-Dôme, YouTube)

Non, ce n'est pas juste un QCM. Passer le permis de chasser suppose de s'inscrire auprès de sa fédération départementale des chasseurs, de suivre une formation théorique et pratique, puis de réussir un examen unique passé devant un inspecteur de l'Office français de la biodiversité, où une seule faute de sécurité élimine, même si tout le reste était parfait. Le titre est ensuite acquis à vie, mais il ne donne le droit de chasser qu'une fois validé pour la saison en cours, assurance responsabilité civile comprise. Beaucoup le découvrent au premier contrôle, le pire moment pour l'apprendre.

Tout commence à la fédération départementale

Pas de raccourci en ligne, pas d'école privée qui délivrerait le titre.

Le permis de chasser est un titre national délivré après un examen théorique et pratique organisé par l'Office français de la biodiversité, à l'issue d'une formation assurée par la fédération départementale des chasseurs. Il est acquis à vie et n'autorise à chasser qu'une fois validé pour la saison en cours.

Le dossier demande les pièces habituelles : identité, photo, et un certificat médical pour le permis de chasser, qui atteste que votre état de santé est compatible avec la détention d'une arme, comme le rappelle service-public.gouv.fr. Ce certificat n'est pas une formalité : une déclaration inexacte se retourne contre vous le jour où il arrive quelque chose.

Un mineur peut se présenter sous conditions d'âge, avec l'autorisation de son représentant légal. Le détail se vérifie auprès de la fédération, comme le coût : quelques dizaines d'euros pour l'inscription, variables ensuite selon les formules de formation [À VÉRIFIER].

Ce qu'on apprend vraiment pendant la formation

La théorie couvre quatre blocs : la réglementation, la faune et les milieux, les armes et les munitions, la sécurité. C'est le dernier qui décide de tout, parce qu'il irrigue aussi la pratique. Une bonne partie du vocabulaire vous sera étrangère au début, et personne n'attend de vous que vous le maîtrisiez avant la première séance.

La pratique se passe sur un terrain aménagé par la fédération. On y manipule une arme, on apprend à la charger et à la décharger, à la porter en marchant, à franchir un obstacle, à la passer à quelqu'un, à s'installer à un poste. Ces gestes paraissent triviaux tant qu'on ne les a jamais faits avec un formateur qui observe. Ils ne deviennent des réflexes que par la répétition.

Comptez au minimum une journée complète sur le terrain, souvent davantage [À VÉRIFIER]. Ceux qui échouent ont bachoté la théorie chez eux et pris la pratique pour une formalité.

ÉtapeOù ça se passeCe qui est réellement évalué
InscriptionFédération départementaleDossier complet, certificat médical
Formation théoriqueSalle et supports de la fédérationRéglementation, faune, armes, sécurité
Formation pratiqueTerrain aménagé de la fédérationManipulation, port, déplacement, poste
Épreuve théoriqueDevant un inspecteur de l'OFBConnaissances, dont questions de sécurité
Épreuve pratiqueParcours de simulationComportement, tir, gestes éliminatoires

Pourquoi on parle d'examen éliminatoire

C'est le point que les candidats sous-estiment le plus. Sur les situations qui touchent à la sécurité, il n'y a pas de moyenne qui rattrape. Une arme dont le canon balaye un examinateur, un tir hors du secteur autorisé, un déplacement fusil chargé : la session s'arrête là, quelle que soit la qualité du reste.

Ce n'est pas de la sévérité gratuite. Un chasseur qui tire au jugé ne se blesse pas lui-même, il blesse son voisin de ligne. L'épreuve pratique du permis de chasser vérifie donc non pas ce que vous savez, mais ce que vous faites quand vous êtes stressé et observé. Deux choses très différentes.

Les gestes évalués sont ceux qui structurent la vie d'un chasseur ensuite, à commencer par l'angle de 30 degrés qu'on matérialise à chaque poste en battue. Ils sont détaillés dans notre page sur les gestes qui évitent l'accident de chasse, qu'il n'est pas absurde de lire avant même de s'inscrire.

Sur le terrain

Refaites les gestes à vide chez vous, avec une arme neutralisée ou même un manche à balai : ouvrir, vérifier la chambre, annoncer, franchir un obstacle. C'est ridicule dans un salon, et c'est ce qui fait la différence le jour de l'épreuve.

Après la réussite, le permis ne suffit pas

Vous avez le titre. Vous n'avez pas encore le droit de chasser. La validation annuelle du permis de chasser est une démarche distincte, à refaire chaque saison auprès de votre fédération départementale ou en ligne.

Trois options. La départementale. La nationale, plus chère, qui autorise la France entière. La temporaire, sur quelques jours, pour une invitation ailleurs. Un chasseur qui sort de chez lui deux fois par an a rarement intérêt à payer le national.

La validation intègre l'assurance responsabilité civile chasse, obligatoire. Un contrôle porte donc sur trois documents : le permis, la validation de la saison, et l'attestation d'assurance responsabilité civile. Le premier vous suit des décennies, les deux autres changent tous les ans.

Reste le volet armes. Pour en acquérir une, il vous faut un numéro SIA, l'identifiant personnel délivré par le Système d'Information sur les Armes du ministère de l'Intérieur, ouvert aux titulaires du permis de chasser depuis février 2022. Sans lui, un armurier ne peut plus enregistrer une vente à votre nom : la création du compte s'enchaîne donc juste après la validation, avant de pousser la porte d'une des armureries de votre département. Et dès la première arme achetée démarre une autre obligation, celle du rangement sécurisé chez vous.

Les pièges classiques du nouveau titulaire

Le premier, c'est de croire que le permis vaut autorisation générale. Il ne dit rien des jours de chasse, des horaires, des espèces ouvertes ni des distances aux habitations : tout cela relève d'arrêtés préfectoraux et change d'un département à l'autre. Seul l'arrêté publié par votre préfecture fait foi, et votre fédération départementale des chasseurs vous aidera à le lire. Ce qui est vrai chez votre beau-frère est parfois une infraction chez vous.

Le deuxième, c'est la confusion sur les catégories d'armes. Beaucoup de pages parlent encore de six catégories alors qu'il y en a quatre, de A à D, depuis la réforme applicable en 2013. Le sujet est traité dans notre article sur les quatre catégories d'armes.

Le troisième est le plus bête, et le plus fréquent : laisser passer la date de validation. Un permis non validé, c'est un chasseur en infraction, avec des conséquences immédiates sur l'assurance en cas d'accident. Mettez un rappel dans votre téléphone, à date fixe. C'est sans doute la seule ligne de cet article que vous relirez dans cinq ans.

Questions fréquentes

Le permis de chasser se passe-t-il en une seule journée ?

Les épreuves théorique et pratique se déroulent dans le cadre d'une même session, devant un inspecteur du permis de chasser de l'Office français de la biodiversité. La formation, elle, s'étale sur plusieurs séances organisées en amont par la fédération départementale, avec au moins une journée sur le terrain. Le format et le barème sont fixés au niveau national, mais l'organisation et le calendrier varient d'une fédération à l'autre : renseignez-vous auprès de la vôtre avant de vous inscrire.

Que se passe-t-il en cas d'échec à l'examen ?

Un échec n'est jamais définitif et vous pouvez vous représenter, en repassant par votre fédération départementale. Les délais entre deux sessions et les éventuels frais dépendent du calendrier départemental et du nombre de candidats en attente. Profitez de ce délai pour retravailler le point qui a provoqué l'élimination, car il s'agit le plus souvent d'un geste de sécurité mal exécuté, pas d'une lacune de connaissances.

Faut-il repasser le permis si on arrête la chasse quelques années ?

Non, le permis de chasser est acquis à vie et ne se périme pas, même après une longue interruption. En revanche, vous ne pourrez pas chasser tant que vous ne l'aurez pas fait valider pour la saison en cours, avec l'assurance responsabilité civile qui l'accompagne. Vérifiez aussi votre situation au Système d'Information sur les Armes si vous avez conservé des armes, car un râtelier numérique incomplet se corrige plus facilement à froid que dans l'urgence.

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